La cadence d’images, appelée, également, fréquence d’images, est le nombre d’images capturées en 1 seconde lors de la prise de vue, c’est essentiel pour obtenir une fluidité du mouvement dans l’image.
Mais avant d’aller plus loin, je vais vous parler des différents systèmes de codage de la couleur, car ils déterminent la cadence d’images.
Systèmes de codage de la couleur
Tout a commencé avec le passage à la couleur des postes de télévision au début des années 1950. Pour éviter, aux téléspectateurs, l’achat d’un nouveau téléviseur, les ingénieurs américains ont inventé, en 1953, la norme NTSC qui permet au signal de la TV couleur d’être lu sur un écran en noir et blanc. Permettant, ainsi, la cohabitation des moniteurs noir et blanc et des moniteurs couleur. Malheureusement, les couleurs n’étaient pas fidèles à la réalité.
Les Allemands inventent, en 1962, pour paliers aux défauts du NTSC, la norme PAL qui stabilise la teinte, mais ne règle pas les problèmes de saturation.
En 1967, les Français inventent la norme SECAM, qui stabilise la teinte et la saturation. Mais ils arrivent trop tard, car le matériel PAL s’était, entre temps, imposé en Europe.

Les 3 systèmes de codage de la couleur
Il y a, donc, trois systèmes de codage de la couleur qui cohabitent :
NTSC National Television Systeme Comittee (Comité du Système de Télévision Nationale), utilisé en Amérique du Nord, au Japon et dans quelques pays d’Amérique du Sud.
PAL Phase Alternating Line (Alternance de Phase suivant les Lignes), utilisé pratiquement partout dans le monde.
SECAM (SÉquentiel de Couleur À Mémoire), utilisé en France, en Russie et dans certains autres pays européens et africains.
Fréquence du courant électrique domestique
Comme écrit plus haut la première norme est inventée aux États-Unis et les deux suivantes en Europe, or, sur ces deux continents la fréquence du courant électrique domestique n’est pas la même.
En Amérique du Nord et au Japon, cette fréquence est de 60 Hz et en Europe, elle est de 50 Hz.
Et c’est cette fréquence qui détermine la cadence de l’image. À l’époque, la télévision diffusait une image entrelacée, ce qui a obligé de diviser la fréquence d’affichage de l’image par deux, 30 Hz aux USA et 25 Hz en Europe.


D’abord les trames A (1re partie de l’image) suivies des trames B (2e partie de l’image).
La cadence d’images ou fréquence d’images
La cadence de l’image est donc de 25 images par seconde (img/s ou ips) en Europe et de 30 images par seconde (fps, frames per second) en Amérique du Nord.
En Europe, en vidéo, on tourne en 25 img/s et en Amérique du Nord, ils tournent en 30 img/s.
Dans le menu de votre appareil, il faut donc choisir le système correspondant à votre région (NTSC, PAL ou SECAM).
Les problèmes de l’époque ne sont plus d’actualité, ces normes désignent maintenant des zones géographiques, notamment pour tout ce qui concerne les droits d’auteur. C’est pour cela qu’il est important de choisir la norme de votre région.
Les ralentis
Pour pouvoir faire du ralenti, il faut augmenter le nombre d’images par seconde. À partir de 50 images par seconde, vous obtenez un petit ralenti. Plus vous aurez d’images, plus le ralenti sera important.
Le nombre d’images par seconde

Le ralenti est possible, car la lecture se fait en 24 img/s et c’est grâce à cela qu’on peut étirer l’action dans le temps.
La quantité de lumière
Vous devez prendre en compte la quantité de lumière qui entre dans l’appareil, plus vous augmentez le nombre d’images par seconde plus la durée d’ouverture de l’obturateur sera courte. Car sa durée est dépendante de la cadence d’images.
En vidéo, pour garder un flou de mouvement naturel, il y a une règle : la vitesse doit être le double du nombre d’images par seconde.
Exemples : si vous filmez en 24 ou 25 images par seconde, la vitesse doit être de 1/50s (un cinquantième de seconde). Si vous filmez à 30 images par seconde, la vitesse doit être de 1/60s. Si vous filmez à 100 images par seconde, la vitesse doit être de 1/200s.

Il est donc important de prendre en compte cela et de penser à rajouter des sources de lumière quand vous tournez des ralentis.
Taux de compression d’enregistrement par seconde
C’est le débit binaire (bitrate) exprimé en mégabits par seconde (Mbps), donc la quantité d’informations enregistrer par seconde. Plus le débit binaire est élevé, plus il y aura d’informations transmises et à l’inverse moins le débit binaire est élevé moins il y aura d’informations enregistrées. Cela joue sur la qualité de la vidéo, car plus il y a d’informations moins l’image sera compressée.
Selon les appareils, en fonction de la cadence d’images choisi, le taux de compression d’enregistrement peut être moins élevé.
Exemple :
Si à 24 img/s le débit binaire est de 400 Mbps, c’est-à-dire qu’une seconde pèsera 400 mégabits.
À 50 img/s, le débit binaire devrait être le double soit 800 Mbps.
Vérifiez bien que votre caméra permet d’enregistrer la même quantité d’informations quelle que soit la cadence d’images choisie. La qualité de la vidéo en dépend.
Si vous filmez avec une carte SD, je conseille plutôt un disque dur externe dédié à la vidéo, vérifiez sa capacité d’écriture minimale. En effet, il est important de vérifier que votre carte à la capacité d’enregistrer un nombre plus important d’images par seconde.
La cadence d’images au cinéma
Avant le cinéma parlant, la cadence d’images était de 16 img/s, car l’œil humain avait besoin, au moins, de ce nombre d’images par seconde pour ressentir la sensation d’une image fluide.
À l’arrivée du cinéma parlant, la fréquence d’images est passé à 24 img/s, assurant ainsi un son correcte autant à l’enregistrement qu’à la projection.
C’est tout !
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