6. La température de couleur

Les bases de la lumière

La température de couleur des sources de lumière non incandescentes, telles que le ciel bleu clair par exemple, n’est pas réelle, car le ciel ne brille pas à une température d’environ 10 000 °C au-dessus du zéro absolu, ce que sa température de couleur suggérerait. La température de couleur d’une source de lumière est déterminée en comparant la couleur de la lumière qu’elle émet avec celle émise par un métal en train de chauffer. Ce métal absorbe toute radiation extérieure qui le frappe et est appelé « corps noir ».

Quand on parle de température de couleur, on ne parle pas de la chaleur émise par une lampe, on parle d’une température exprimée en Kelvins (K) qui permet de caractériser l’apparence de sa lumière.

Un objet que l’on chauffe suffisamment finit par émettre de la lumière.

Imaginez un morceau de métal (un corps noir) :

Schéma représentant les différentes couleurs de la lumière au fur et à mesure qu'un métal chauffe de l'article sur la température de couleur

La couleur de la lumière change avec la température.

Échelle de Kelvin

Lorsqu’on parle de vidéographie, d’éclairage ou de couleur, on utilise l’échelle de Kelvin.

Voici une représentation simplifiée :

Représentation simplifiée de l'échelle de Kelvin de l'article sur la température de couleur

Attention, une température de couleur basse donne une lumière chaude.

Par exemple :

2000 – 3000 K donnent de l’orange, du jaune ou du rougeâtre.

Schéma d'une lampe LED émettant une lumière chaude

Et une température de couleur élevée donne une lumière froide.

Par exemple :

6 000 – 10 000 K donnent du blanc ou du bleuté.

Schéma d'une lampe LED émettant une lumière froide

Donc :

Plus le nombre de kelvins augmente, plus la lumière paraît bleue.

C’est l’inverse de ce que notre intuition pourrait nous faire penser.

Pourquoi le ciel bleu peut-il avoir une température de couleur de 10 000 K ?

Le ciel n’est évidemment pas réellement à 10 000 K.

Cette température est ici une température équivalente.

Les ingénieurs se sont demandé :

« Quelle température faudrait-il donner à un objet incandescent pour qu’il produise une lumière ayant une apparence similaire ? »

Si la lumière du ciel ressemble à celle qu’émettrait un corps incandescent à une température donnée, on lui attribue cette température de couleur.

Donc :

température de couleur ≠ température physique réelle de la source.

Il est important de comprendre cela.

Le « corps noir »

Les physiciens utilisent un modèle théorique appelé « corps noir ».

Cet objet, comme dit plus haut, absorbe toute la lumière qu’il reçoit.

On le chauffe et, au fur et à mesure que sa température augmente, il émet différentes couleurs :

Les scientifiques utilisent ce comportement comme référence.

On compare donc la lumière d’une source réelle à celle de ce corps noir.

Si les deux lumières ont une apparence similaire, on dit que la source possède cette température de couleur.

À retenir

La température de couleur est exprimée en kelvins et décrit l’apparence colorée d’une lumière par comparaison avec un corps noir chauffé.

Petit piège à retenir : une température de couleur basse donne généralement une lumière orangée/rougeâtre, tandis qu’une température élevée donne une lumière blanche/bleutée.

Schéma représentant une lampe LED à lumière chaude et une autre à lumière froide de l'article sur la température de couleur

C’est tout !

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Toute suggestion est la bienvenue, cela permettra à tout le monde d’en profiter et, si vous avez des questions, posez-les-moi, j’y répondrai si cela correspond à mes compétences.

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