5. Les « couleurs élémentaires » de Küppers

Les bases de la lumière

Dans le précédent article, nous avons vu ce qu’était la couleur ; voyons comment Harald Küppers (technicien en imprimerie et enseignant, connu pour sa théorie des couleurs) nous propose de raisonner.

Harald Küppers (biographie en allemand) propose de raisonner avec huit couleurs élémentaires :

B = blanc

R = rouge-orange

N = noir

C = cyan

BV = bleu-violet

J = jaune

V = vert

M = magenta

Schéma représentant les deux Hexagones de couleurs élémentaires d'Harald Küppers

Les couleurs chromatiques

Schéma représentant les six couleurs chromatiques d'Harald Küppers

Les couleurs achromatiques

Schéma représentant les deux couleurs achromatiques d'Harald Küppers

« Achromatique » signifie : sans teinte de couleur.

Le blanc, le gris et le noir sont donc achromatiques.

Une couleur est plus complexe qu’un simple « rouge »

Quand on dit :

« Cette couleur est rouge »

On ne donne, en réalité, pas beaucoup d’informations.

Un rouge peut être :

Schéma représentant différents types de rouge

Le système d’Harald Küppers cherche donc à décrire une couleur avec plusieurs caractéristiques.

Le type chromatique → quelle est la teinte ?

Le type achromatique → quelle quantité de blanc, de gris ou de noir intervient ?

Le degré de couleur → à quel point la couleur est-elle intense ?

La luminosité → est-elle claire ou sombre ?

Le degré de couleur : « À quel point est-ce intense ? »

Prenons deux rouges :

Schéma représentant deux types d_intensité de rouge

Ils sont tous les deux rouges, mais le premier possède une couleur beaucoup plus intense.

C’est le degré de couleur.

On peut l’imaginer comme le bouton :

Schéma représentant un curseur de couleur faible à intense

Par exemple :

Schéma représentant différentes intensités de rouge

Plus on va vers la droite, plus la couleur est forte et présente.

La luminosité : clair ou sombre ?

La luminosité désigne l’intensité lumineuse que perçoit l’œil humain.

Mesure de la luminosité

La luminosité est généralement mesurée en deux unités :

UnitéDescription
Lumen (lm)Mesure de la quantité totale de lumière émise par une source lumineuse.
Lux (lx)Mesure de l’éclairement, équivalente à un lumen par mètre carré. Elle indique la quantité de lumière reçue sur une surface.

Facteurs influençant la luminosité

Quantité de lumière émise : plus une source émet de lumens, plus elle sera lumineuse.

Surface éclairée : la distribution de la lumière sur une surface affecte la perception de la luminosité. Par exemple, un même nombre de lumens projetés sur une grande surface apparaîtra moins lumineux que sur une petite surface.

Prenons maintenant deux bleus :

Schéma représentant la luminosité d_un bleu clair et d_un bleu foncé

Ils peuvent avoir une teinte similaire, mais leur luminosité est différente.

On peut donc imaginer un curseur :

Schéma représentant un curseur de luminosité sombre à clair

Une couleur n’est donc pas seulement définie par sa teinte.

Dire :

« C’est du bleu »

ne nous dit pas si nous avons affaire à un bleu nuit ou à un bleu ciel.

Index des couleurs primaires.

Le système utilise des nombres de 00 à 99.

Schéma représentant l'index des couleurs primaires d'Harald Küppers

Au lieu de dire seulement :

« Il y a beaucoup de rouge »

on peut donner une valeur numérique.

On utilise une échelle allant de 00 à 99, où 99 représente la quantité maximale considérée dans le système.

C’est donc une façon de décrire précisément la composition d’une couleur.

Imaginez trois potentiomètres :

Schéma représentant trois potentiomètres de couleur allant de 0 à 99

Une couleur donnée pourrait alors être décrite par des valeurs correspondant aux contributions de ces composantes.

C’est une manière beaucoup plus précise que de simplement dire « bleu » ou « rouge ».

Pourquoi notre œil ne fonctionne-t-il pas comme notre oreille ?

L’oreille

Notre oreille peut analyser un son complexe.

Si quelqu’un joue plusieurs notes simultanément, notre système auditif peut parfois identifier différentes composantes du son.

L’œil

Pour la lumière, notre perception fonctionne davantage comme un mélange intégré.

Si plusieurs longueurs d’onde arrivent simultanément dans l’œil, nous ne voyons pas nécessairement chaque longueur d’onde séparément.

Notre cerveau reçoit plutôt l’ensemble des réponses des cônes et produit une sensation globale de couleur.

C’est un peu comme si l’œil disait :

« Je reçois beaucoup de rouge, un peu de vert et presque pas de bleu : je vais donner au cerveau la sensation correspondant à cette combinaison. »

À retenir

Une couleur peut être décrite par sa teinte, son caractère achromatique, son intensité et sa luminosité.

C’est tout !

Si vous avez apprécié ce billet, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, ce sera un plaisir de vous lire.

Toute suggestion est la bienvenue, cela permettra à tout le monde d’en profiter et, si vous avez des questions, posez-les-moi, j’y répondrai si cela correspond à mes compétences.

N’hésitez pas à suivre le blog pour la suite des bases de la lumière.

À bientôt !

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager ! :)
Taggé , , .Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire